Posté le 9 juin 2011 dans Carnet de campagne

C’est au cœur de Dijon que j’ai retrouvé, en compagnie de Luc Carvounas, 1er fédéral du Val de Marne, 1er adjoint au maire d’Alfortville et conseiller général, Philippe Esnol, venu en ami depuis sa ville de Conflans-Sainte-Honorine. Tandis que Nathalie Boutre-Marcia s’activait déjà quelques heures avant la séance de dédicaces organisée en sa librairie Grangier, j’ai répondu aux questions du journaliste du Bien public, notamment sur mes ambitions pour 2012.

J’aimerais sans complexe être celui qui incarnera la gauche pour les élections présidentielles, je me suis déclaré très tôt à la candidature des primaires, chacun le sait. Mais je pense qu’au-delà des ambitions personnelles, que je porte comme d’autres, être candidat engage bien plus que des mots, des promesses. Se porter candidat oblige à la vérité, à la transparence. Un parti ou celui qui le représente ne peut pas mentir aux électeurs, aux Français dans le seul but de gagner une élection. Trop de personnalités, de gauche comme de droite, ont promis des lendemains qui chantent, ont nourri des projets vides de sens et irréalistes. Dans une société qui évolue, ceux qui incarnent la nouvelle gouvernance doivent aussi incarner cette modernité, ce changement. Ce, regard nous le partageons, à certains égards, avec François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, avec qui j’ai conclu cette journée dijonnaise, en compagnie de Thierry Coursin et Laurent Grandguillaume.

Si de l’expérience passée peut naître une certaine légitimité, l’esprit conservatiste de certains au sein même de mon parti n’augure pas la victoire de nos idées. Les atermoiements des uns, la frilosité des autres ont conduit ces dernières années à une perte de confiance des français qui, j’en suis convaincu, ont besoin de vérité, gage de crédibilité.