Posté le 22 novembre 2010 dans Carnet de campagne

La langue française, autrefois réputée et répandue en Algérie se perd peu à peu. De matière obligatoire à l’école, son enseignement est devenu optionnel, pour ne pas dire anecdotique. Le regard porté sur la France depuis l’autre rive de la Méditerranée est trop souvent emprunt de rancœurs alors que certains algériens ont encore envie de croire qu’un nouvel avenir, plus fraternel, se construit entre nos deux pays.

Je partage leur ambition.

C’est animé de cette conviction que j’ai répondu favorablement aux sollicitations d’Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, représentant personnel du Président de la République, et Abdelaziz Ziari, président de l’Assemblée Populaire Nationale, désireux d’échanger sur les relations franco-algériennes.

En fin de journée, la visite de Tipaza, à quelques kilomètres d’Alger, a été une fois encore l’occasion de m’immerger dans l’œuvre d’Albert Camus. Nul doute que l’auteur de Noces à Tipaza se sera inspiré de la magie du lieu où il résidait pour rédiger les plus belles pages de son œuvre et de sa vie.