Posté le 21 novembre 2010 dans Carnet de campagne

Porté par la volonté de construire une gauche européenne forte, j?ai répondu à l’invitation du député démocrate italien Sandro Gozzi -avec qui nous partageons nombre d’idées sur l’avenir de la gauche- de participer, avec Ed Milliband, secrétaire du parti travailliste de Grande-Bretagne, aux débats organisés à Rome.


 

Première rencontre du mouvement européen « Ensemble pour le Parti Démocrate Européen / Insieme per il PD* », ces échanges, animés par Eric Jozsef, journaliste à Libération, ont été l’occasion de poser les premiers jalons d?une alternative progressiste, incarnée par une génération crédible, moderne, capable de regagner la confiance des citoyens de tous pays.


 

Aujourd’hui, dans trop de pays d’Europe pèse la menace d’une montée des droites extrêmes. Silvio Berlusconi cristallise à lui seul ce phénomène, latent dans de nombreux pays au premier rang desquels figure la France. Cette droite, dépouillée de ses valeurs morales et de tout contenu idéologique se meut peu à peu en ce que R.Simone qualifiait d’incarnation d’un « monstre doux ».


 

Là où la droite agît tel un agitateur des masses populaires ; ses agissements étant largement relayés par les médias ? en témoigne notamment les frasques berlusconniennes, masquant les véritables discours de sens d’un parti en perdition – la gauche peine à rassembler autour de ses valeurs dont l’image apparaît, à beaucoup, dépassée.


 

Dans certains pays d’Europe, la gauche a déjà amorcé le tournant du réformisme. Il est temps d?épouser les ambitions d’une gauche moderne et réaliste, en phase avec les aspirations de nos contemporains. Les citoyens sont las d’un discours collectif et dirigiste arguant sur les peurs et les maux d’une société en crise. La gauche devra suivre le but de l’autoréalisation de l’individu et servir l?épanouissement personnel.