Posté le 4 novembre 2010 dans Carnet de campagne

L’Université de Grenoble, au pied des montagnes, dans un cadre exceptionnel, a apporté, une fois encore, la preuve du dynamisme du chef lieu de l’Isère. Véritable pôle d’excellence, Ce campus universitaire, qui n?est pas sans évoquer les campus à l’américaine avec ses espaces dédiés aux loisirs, son environnement paysagé, mais également ses infrastructures de sports et de loisirs, est exemplaire. Il pourrait inspirer de nombreuses villes Françaises dans lesquelles les Universités se sont développées en oubliant qu’elles pouvaient, en plus de dispenser un savoir, être un lieu de vie et un laboratoire d’initiatives sociales et solidaires de premier plan.


 

Pragmatisme et réalisme


 

C’est au sein de ce campus que j?ai rencontré les élèves de Sciences politiques, sous la direction d?Emmanuel Taieb, maître de conférences. Nous avons évoqué mon parcours politique, mais aussi celui qui sera le leur. Nombre d’entre eux sont déjà engagés. Un engagement qui ne manque pas de me rappeler mon implication politique à 17 ans, mon adhésion au PS en 1980 et mes faits d’armes au sein de l’UNEF-ID, aux côtés de Michel Rocard pendant mes jeunes années.


 

Comme moi il y a « quelques » années, les étudiants attendent des politiques en général et de la gauche en particulier du pragmatisme et des idées réalistes. Ici, le culte du bon mot, de la petite phrase sanglante ou du déni systématique n?a pas de prise, et c’est tant mieux ! Eux sont en attente d?échanges à mêmes de relever le débat, de poser de vraies questions, d’aller à l’essentiel, au fond des choses. Leurs interrogations nous ont poussés à débattre des enjeux économiques de notre société, de la question Européenne.


 

Digne des soirées estudiantines où l’on refait le monde en compagnie de camarades convaincus de leurs idéaux dans des échanges vifs, le dîner avec mes deux amis, Jérôme Safar, 1er maire-adjoint de Grenoble, vice-président du Conseil général de l’Isère et Michel Destot, maire de Grenoble, n?a pas échappé à la règle ! Nos nombreux points d’accord ne n?ont pas exclut la confrontation sur quelques points d’achoppement?


 

L?évocation d’un retour éventuel de Dominique Strauss-Kahn sur la scène politique française aura été l’un d’eux ! Puis nos échanges nous ont rapidement conduits à aborder un problème crucial pour les élus de grande ville : le manque d’effectif de la police municipale au sein des quartiers. L’actualité nous donnant une fois encore l’occasion de parler de cette question puisque le matin même débutaient dans les rues de Grenoble les manifestations de policiers municipaux.